La maniaco-dépression:
Le maniaco-dépressif a toujours de l'espoir, il n'est pas foutu pour autant,
il ne meurt pas de cette maladie, j'en suis la preuve vivante en personne. Lisez
cet article consacré à cette maladie. La première crise est toujours très pénible à passer,
si pénible que malheureusement quelques malades se suicident. Car vraiment votre
vie bascule dans la maladie. Dans un premier temps, c'est souvent votre entourage
qui réagit et vous conseille d'aller voir votre médecin, mais vous malade, vous
ne vous en rendez pas compte tout de suite. Vous dormez de moins en moins et
pensez de plus en plus. Votre maladie s'aggrave d'avantage, à tel point que vous
n'êtes même plus capable de subvenir à votre propre besoin. D'où l'hospitalisation
devient presque inévitable. Ou bien vous avez de la chance de commencer à vous
en rendre compte suffisamment tôt et alors vous vous faites soigner par votre
médecin qui, dans des circonstances graves, vous envoie chez un spécialiste en
neurologie psychiatrique. Le neurologue psychiatre vous soigne au plus vite qu'il
peut le faire, mais dans quelques cas seulement, l'hospitalisation sera tout
de même requise.
Récit d'une première crise maniaco-dépressive.
La nuit, vous dormez mal, vous pensez comme une centrale nucléaire qui s'emballe,
le bruit des ambulances vous fait penser que l'état embarque les gens dans cette
ambulance pour les mettre dans des fours crématoires situés près de chez vous.
Le jour, j'allais travailler en sidérurgie et je pensais que je pouvais sauter
sur les tôles rouge vif entre deux rouleaux de laminoir, et que rien ne pouvait
m'arriver. Vous pensez bien, que mes camarades ne m’ont pas laissé faire. Ils
m'ont reconduit chez moi. Puis le lendemain matin, ma femme m'a conduit chez
le médecin qui m'a fait hospitaliser en urgence. Comme, je me rendis compte que ça
n'allait plus, je me suis laisser conduire à l'hôpital. Arrivé à l'hôpital, je
pensais être Jésus-Christ en personne et me voyait dans l'obligation de guérir
les malades de l'hôpital. Je pensais même que je pouvais passer à travers le
mur comme Jésus. Mais bien vite le neuro-psychiatre me fit une piqûre radicale.
Elle me fit dormir pendant 24 heures. Je pensais, comme j'étais Jésus, que cette
piqûre ne me ferait rien. Mais hélas, je me rendis compte que je n'étais pas
Jésus. Peu à peu, au fur et à mesure que les jours passaient, toutes ces idées
disparaissaient de ma tête et en une quinzaine de jours, j'étais redevenu normal
mais toujours sous antidépresseurs et neuroleptiques. J'ai même repris le travail,
mais peu de temps après, une autre crise me prit à nouveau. Puis une autre, puis
encore une autre, la poisse quoi !
On s’en sort !
Mais, j'apprends assez vite à me servir des médicaments pour me soigner. Pendant
une phase maniaque, je prends des neuroleptiques, l'aldol est encore le meilleur
neuroleptique qui me convient le mieux. Et pendant une phase dépressive, je prends
un antidépresseur. Pendant un certain temps, on m'a soigné avec du carbonate
de lithium qui a eu pour effet de diminuer l'intensité de mes crises maniacos.
Attention, si vous prenez du lithium, faites faire des prises de sang régulièrement
pour surveiller le dosage dans le sang. Trop de lithium est très dangereux car
c'est très toxique surtout pour les reins et pas assez de lithium alors, ça n'agit
pas assez pour votre maladie. Les neurologues parlent d'un dosage de 0,8. Ne
jamais prendre de lithium sans l'accord du neurologue. J'ai du arrêter le lithium
malheureusement pour cause d'hépatite sévère de type A. Lorsque l'on arrête le
lithium un moment, par la suite, si on le reprend, il n’est plus aussi efficace.
Le rythme de mes crises est de 4 par an. Il faut dire, qu'avec le temps, votre
corps aperçoit et corrige de lui-même certains mécanismes et de ce fait, vous
apprivoisez assez rapidement vos crises et au moins, vous en avez de moins en
moins peur.
Pour vous, les crises maniacos deviennent faciles à contrôler avec
votre neuroleptique. Par contre les dépressions qui suivent une phase maniaque,
sont un peu plus dures à supporter, mais vous savez que tôt ou tard elle disparaîtra,
ce qui vous rassurera. Vous me direz que tout cela n'ait pas vraiment gai. Oui,
je vous répondrais, mais j'arrive tout de même à vivre avec elle. Et en plus
j'adore la vie, les sciences et l'informatique. J'essaye d'aider mon voisinage
et le temps passe bougrement vite et même trop vite, je n’ai même pas le temps
de voir mes 3 enfants grandir. Je pense que si je suis malade, ce n’est pas pour
rien ! Dans ma philosophie chrétienne, je pense que ma souffrance et ainsi que
la souffrance d'autres personnes que moi, ayant la même ou d'autres maladies,
sert à sauver des âmes et à diminuer les sanctions des gens qui ne pensent qu'à leur
fortune personnelle et pas aux autres. Si Dieu laisse à l'humanité des malades
et des invalides, c'est sûrement pas par plaisir, mais pour que d'autres non
invalidés s’en occupent et qu’ainsi, ils apprennent ce qu'ai l'amour du prochain.
Il est parfois pénible de s'occuper d'un malade, mais s'occuper d'un malade c'est
sans aucun doute se rapprocher de Jésus. Rappelez-vous que Jésus lui même aimait
les plus faibles de la société et il avait de la compassion pour eux.
Je donnerais une définition à la souffrance, C'est elle qui prévient de la maladie
et en phase dite terminale, c'est elle, cette fameuse souffrance qui fait que
l'on accepte plus facilement la mort. La souffrance nous rapproche de Dieu pour
autant qu'on n'en est pas responsable soi-même. Ne cherchez, tout de même pas à vous
faire souffrir inutilement, ça n'a aucun sens. Les médecins doivent s'efforcer
de soulager votre souffrance au mieux qu'ils peuvent, bien sûr !
Si vous avez cette maladie, dédramatisez-la au maximum, car tôt ou tard vous
vous en sortirez. Et surtout ne vous suicidez pas car on a besoin de vous. Qu'elle
bêtise j'aurais faite si je m'étais suicidé au moment où la maladie était au
plus fort, bêtise pour moi mais aussi pour mes enfants et ma famille.
Savez vous qu'en phase maniaque, vous avez plus de facilité à étudier une matière
que vous avez à cœur. Bien sûr pas pendant les premières crises. Un artiste en
phase maniaque fera ses plus beaux projets. Ce qui est démoralisant pour les
maniaco-dépressifs, ce sont les films de la télévision ou le maniaque passe pour
un fou dangereux et criminel. Ca peut arriver mais 1 pour 1 million de malades.
Ca peut arriver même à des gens non malades aussi. La télévision avec ses films
déforme à grand coût les réalités de cette maladie.
Ce que les non malades doivent savoir pour aider un maniaco-dépressif.
- Ils ne doivent jamais leur dire que leur maladie, c'est parce qu'ils n'ont
pas de volonté. Car cette maladie est reconnue, comme une vraie maladie avec
probablement plusieurs gènes génétiques responsables. A ce sujet, j'ai connu
plusieurs personnes pointer ces arguments à un malade, jusqu'au jour, où ils
sont devenus eux-mêmes malades et depuis ce jour, on ne les a plus jamais entendu
dire de telles bêtises.
- Si une personne constate qu'une autre personne est en train de faire une crise
manique, elle doit essayer de lui faire comprendre habilement qu'elle doit se
faire soigner sans contrainte, sans brusquer et surtout sans l'inculper.
- En cas de crise, et si cette personne a déjà fait des crises auparavant faites-lui
comprendre gentiment qu'elle déborde un peu et qu'il serait peut être temps qu'elle
prenne un peu de médicament. En effet au tout début d'une crise la personne ne
se rend pas compte immédiatement qu'elle est en train de faire une crise maniaque.
- Attention au vocabulaire que vous utiliser avec un maniaco-dépressif, il est
souvent beaucoup plus sentimental que les autres personnes et peut avoir des
envies de suicide.
- Ne le faites jamais travailler de trop et trop dur physiquement,
parce qu'il brûle ses médicaments, ce qui le déséquilibre pendant plusieurs jours.
- Un maniaco-dépressif est en générale perfectionniste, lent, et peu rentable.
Ils sont paralysés par des contraintes trop fortes. Parfois, ils peuvent se prendre
pour des saints, des empereurs, des savants ou des rois, ce qu'on appellera la
folie des grandeurs, ils veulent faire de grandes choses. Mais, ils ont des qualités
que d'autre non pas. Ils sont souvent humanistes, inquiet pour les autres, contre
les guerres. En temps de guerre, il en souffre beaucoup, ça le perturbe assez
fort. Ils peuvent êtres bien plus gentils que les autres, mais parfois bien plus
en colère que les autres, mais dans l'ensemble, ils sont bien plus gentils que
les autres. Ils ont même parfois plus de compréhension pour les autres et plus
d'écoute envers les autres. Ils disent ce qu'ils pensent vraiment, en bref, ils
sont souvent vrai jeu, de ce fait, ils ne sont pas très diplomates ce qui cause
parfois des discordes. Quand ils sont en dépression, ils fond beaucoup moins
que les autres, ils attendent que leur dépression se termine et après une nouvelle
vie recommence.
Quand on est maniaco-dépressif, on est encore bien utile a la
société, même si souvent on perd son emploi, on fait des choses que d'autres
n’ont pas le temps de faire. Certains s'occupent dans des clubs informatiques,
d'autres dans la musique ou la peinture, d'autres dans les mathématiques ou dans
les sciences. Ils vont à leur rythme sans se presser, mais ils avancent sûrement
avec des hauts et des bas. Un chrétien maniaco-dépressif se pose la question,
comment se rendre utile malgré sa maladie.
Et bien, il peut à sa mesure aider son entourage au mieux qu'il peut avec ses
propres compétences.
Beaucoup de maniaco-dépressifs ne savent plus assumer leur tâche de travailleur
comme avant qu'ils soient malades. Mais ils peuvent faire autre chose. Ils restent
souvent 1 an ou 2 sans faire grand-chose car ils essayent de survivre et
de combattre leur maladie. C'est vrai qu’en général, on prend un maniaco-dépressif
pour un fainéant, à tort bien sûr ! On dira de lui qu'il a de la chance parce
qu'il ne travaille pas, mais personne en général ne veut prendre sa maladie à sa
place. Cette maladie n'est pas facile à supporter d'ailleurs, ne l'oubliez jamais.
La période de dépression lui est dure à supporter car les antidépresseurs mettent
une vingtaine de jours avant d'agir et en plus il faut trouver l'antidépresseur
qui leur convient afin de rétablir leur équilibre chimique cérébral artificiellement.
La maniaco-dépression est un déséquilibre chimique du cerveau (cérébrale) indépendant
de la volonté du patient. Des neurones ne savent plus communiquer entre eux à cause
du déséquilibre chimique cas de la dépression bien sûr. Donc un neurone communiquera
avec d'autres neurones non atteints et mettra beaucoup plus de temps pour arriver à sa
destination, ce qui provoque une sensation de fatigue extrême comme quand on
a la grippe ou une mononucléose sauf que ce n'est pas une bactérie ou un virus
qui semble en être la cause. De récentes découvertes en Allemagne semblent montrer
que des virus sont trouvés dans le cerveau d'un malade en plus grande quantité que
dans un cerveau non malade. Alors, pourquoi, est-ce que sa défense immunitaire
est moins bonne ? En forte dépression, la tension sanguine baisse assez fortement,
et il semble plus vite ramasser la grippe qu'un autre.
Beaucoup peuvent guérir
mais garderont quelques sensibilités ou quelques séquelles non graves.
D'autres garderont toujours cette maladie avec toutefois une atténuation espérée à l'âge
de 54 ans. Avec le temps, leur cerveau aura gagner quelques correctifs automatiques
ou compensations qui atténueront fortement la maladie. Les premières crises sont
les plus terribles après sa s'atténue assez vite.
Certains savants étaient maniaco-dépressifs, ne l'oubliez pas.
Un cycle maniaque peut durer de quelques jours à plusieurs années suivant la
personne atteinte. Il est généralement suivi de période dépressive plus longue
et souvent plus douloureuse.
Comment savoir si vous faites un cycle maniaque ou
un cycle dépressif. J’ai un petit truc. Quand vous ne vous sentez pas bien, augmentez
3 gouttes d'aldol et si 2 heures après ou le lendemain ça va mieux, c'est une
crise maniaque. Si c'est pire, c'est une dépression et dans ce cas, il faut aller
voir assez vite votre neurologue. Ne restez jamais plus de 3 nuits sans dormir,
c'est mauvais pour votre cerveau. Si vous avez énormément de difficulté pour
vous endormir, vous êtes probablement en phase maniaque. Quelques gouttes d'aldol
pourraient améliorer votre cas. Par contre, si vous vous levez de plus en plus
tôt,
vous êtes probablement en phase dépressive. Allez voir assez vite votre neurologue.
En phase maniaque, réglez votre neuroleptique afin de ne plus penser trop fort,
si vous en prenez de trop vous serez somnolent. Au début vaut mieux être plus
somnolent que de penser de trop. Au début d'une phase dépressive, en attendant
que l'antidépresseur agisse, vous pouvez prendre une gélule de vitamine C will
au matin, pendant 3 jours. Jamais le soir et jamais en abuser ou vous pourriez
avoir des prières au rein. Vous pouvez prendre aussi un peu de magnésium le matin,
pas de trop car le magnésium peut vous faire devenir maniaque. Et par la suite
un verre de coca-cola avec caféine le matin uniquement car le soir, vous ne sauriez
plus dormir.
Une personne peut avoir qu'un seul cycle de quelques semaines, puis
plus rien. Il peut y avoir des personnes plus perturbées que d'autres. Certains
portent la maladie sans vraiment s'en rendre compte et ne sont pratiquement pas
perturbées au point de devoir être soignés.
Il est vrai qu'un conjoint peut ne plus supporter la maladie de l'autre, surtout
s'il ne se soigne pas. M'enfin quant on est chrétien, essaye toujours de
faire pour un mieux. Sachez que dans ce bas monde personne ne peut prétendre
d'être
parfait. Et c'est même la diversité de l'homme qui en fait sa richesse. Si tout
le monde était pareil, rien ne fonctionnerait correctement.
Au niveau du traitement ne faites jamais rien sans votre neurologue.
Je vous souhaite bon courage et bonne guérison et surtout, surtout de
ne jamais vous décourager
!