Historique de l'association
atb [3]
Objectifs atteints en 2004
A l’automne 2004, nous tirons un nouveau bilan de fonctionnement
et constatons que tous les objectifs fixés pour 2004 ont
été atteints. La stabilité financière
et administrative a été assurée. Le nombre
d’adhérents et de participants aux réunions/conférences
est en augmentation constante. Le site internet est pratiquement
terminé. Les projets avec le réseau associatif se
sont très bien développés et l’image
d’ATB à l’extérieur s’est aussi
améliorée.
Formation du réseau de patients
Cependant, l’équipe de personnes engagées
dans la structure associative ne se développe que lentement.
Quatre nouvelles personnes ont été formées
pendant la saison 2003 - 2004. Les responsabilités ont
été partagées pendant quelques mois, mais
pas encore de manière constante et durable. Plusieurs raisons
expliquent cela :
1. L’état de santé instable
avec rechute et hospitalisation
2. La reprise de l’activité professionnelle et
la disponibilité réduite.
3. Le besoin et la conscience
de vouloir se préserver
du stress :
a. La charge de travail importante et l’attente
placée
par l’association refroidissent les personnes qui se
sont formées. Elles ne veulent pas mettre le doigt dans
l’engrenage
du bénévolat associatif. La formation du patient,
expert de sa maladie, le rend conscient de ses limites et des
conditions nécessaires à protéger sa stabilité.
L’expérience de l’équipe responsable
qui ne s’est pas protégée de cet excès
de stress, en 2001 notamment, incite à la prudence.
b. La
fragilité des responsables, traversant eux-mêmes
des périodes d’instabilité, fait peser
un poids trop grand sur les personnes qui désirent
placer des limites à leur engagement.
4. Les besoins du rétablissement qui nécessitent
d’expérimenter d’autres projets en lien
avec la vie dite normale.
Nous avions misé sur la formation progressive
d'un réseau
de patients pour assurer une stabilité à l'association,
nous devons réviser en partie cette idée. La
formation des patients est nécessaire et c'est le pilier
de la vie associative, mais il ne suffit pas pour assurer l'autonomie
et
la stabilité d'ATB.
Engagement d'un poste administratif à 25%
Au vu de ces constats et après cinq ans d'engagement,
les responsables de l'association décident de chercher
une aide extérieure stable pour l'administration. Cela
leur permettra :
1. D'être déchargés du train-train administratif
afin de mettre leur énergie dans des tâches
plus essentielles pour l'association.
2. D'être soulagés du souci constant de jongler à travers
les absences des uns ou des autres pour assurer le suivi
administratif.
3. De poursuivre les projets de l'association qui devraient être
restreints sinon par manque de moyens et de personnes pour les
réaliser.
4. L'association autogérée de patients n'a plus à prouver
le sérieux de son action et la fiabilité de ses
engagements. Les vieux complexes et les doutes que nous avions
sur notre capacité à créer quelque chose
en tant que patients n'ont plus cours.
Notre réflexion nous a porté à chercher
du bénévolat pour l'administration. La découverte
d'une perle rare reste très aléatoire. Nos
recherches n'ont pas aboutis en septembre, mais seront poursuivies
pendant
quelques mois.
M. Alain Riesen, responsable d'Arcade 84, a collaboré à cette
réflexion. Nous sommes arrivés à la conclusion
que nous pourrions faire un essai sur une année avec une
secrétaire à 25% et trouver le financement de Frs.
16'000.- pour cela. Cette idée sera proposée à la
séance du comité de novembre 2004.
Rétribuer les compétences et le travail des patients – experts
?
Un autre aspect de la réflexion porte sur l'engagement
bénévole des patients pour l'association et
le réseau de santé.
1. L'association bénéficie de l'expérience,
des compétences et de l'engagement bénévole
de plusieurs membres. Lors de la réunion de comité du
29 août, il a été évoqué la
possibilité d'offrir une somme symbolique en guise de
reconnaissance pour le travail accompli en fin d'année.
Un dossier est ouvert dans ce sens.
2. Le réseau de santé mentale bénéficie
des connaissances du patient - expert. Une vaste réflexion, à plusieurs
niveaux, est engagée pour déterminer comment
rétribuer
ces compétences particulières, utiles et recherchées.
Nous
pensons, avec Alain Riesen, que nous pourrions trouver à travers
les différentes structures en place, le moyen de rétribuer
les interventions de patients. Ces structures fonctionnent avec
un financement diversifié qui vient de la ville, du canton,
de la confédération et du privé et une solution
pourrait être trouvée pour ponctionner ici et là afin
d'engager et de rétribuer les patients. Nous avons commencé une
concertation avec les autres associations de patients concernées.
A long terme une réflexion est à mener avec les
structures politiques.
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